Graubunden... Construction et décoration.
Mon réseau Graubunden était un réseau monobloc. Mais alors, plus monobloc que cela... tu meurs ! Construit à partir de matériel de récupération de toutes provenances, il était vraiment
ancré au sol et toutes les parties solidarisées entre elles. Grave erreur , mais bon...
Les tables et tablettes étaient découpées dans de l'aggloméré de 20 mm minimum ! Les plateformes de voies, tantôt en contreplaqué de 6 mm , découpé pour la mise en forme ... , tantôt en
n'importe quoi ( unalite, carton ou autres ...) en fonction des besoins et des matériaux disponibles, mais dans tous les cas, recouvertes d'une bande de liège constituant le soubassement du ballast
et assurant une certaine insonorisation. Dans les gares , de grandes feuilles de liège recouvraient l'ensemble du site.
Les spirales étaient découpées dans des feuilles d'unalite de 3 mm , par huitièmes de cercle .

Fig
1
La grande spirale : Spires composées de "huitièmes de cercle" en unalite. Rayon de 45cm, pente de 3.5
cm/tour env, hauteur entre spires env 9 cm Réglage de l'espacement et du parallélisme par les boulons sur les tiges filetées ( plaquette de renfort + 2 boulons à chaque plaquette ) les plaquettes
sont collées aux extrémités de chaque "huitième" . Certaines tiges filetées se déforment au moment des réglages, mais c'est sans importance en regard de la rigidité de l'ensemble, qui était
parfaite. Un passage sous le réseau donnait accès à l'intérieur de la spirale où un homme normal pouvait se tenir debout et intervenir en cas d'incident, heureusement très
rare.
La voie a été collée directement sur le liège, toutes les éclisses soudées (une éclisse
libre tous les mètres environ pour permettre d'éventuelles dilatations , très faibles sur ce réseau où la température était maintenue hiver comme été entre 20 et 22 °c) et l'hygrométrie
constante. Une seule petite fenêtre (30 x 40 cm) donnait sur l'extérieur et a été obturée. Le cablage des voies, de la signalisation, de l'éclairage et des aiguillages était dissimulé sous la table
ou sous les plateformes de voies.


Fig 2 et 3
Ces deux photos montrent les deux plateformes de voie ; au-dessus la voie qui sera visible, entre le Schönwiezen Tunnel et le Meira Tunnel , dont on voit l'entrée
sur la photo de droite. La voie a été soutenue par des tubes PVC ou carton . Sur de courtes distances , ce montage 'collé évidemment, est parfaitement rigide et bien pratique , en cas de manque de
place. En dessous, on voit la voie menant du bas de la grande spirale à la gare cachée. En dehors du fouillis de fils d'alimentation (je suis bordélique dans ce domaine , mais tous mes fils sont
quand même répertoriés et marqués) on peut remarquer la trappe d'accès (photo de droite) à la double gare cachée ( Landquart / St Moritz). On remarquera aussi (photo de gauche) les moteurs
d'aiguillage récupérés pour commander les aiguillages par l'intermédiaire de cables ou de tiges de transmission.
Décoration :
Relief :
Terrain réalisé par pose de moustiquaire pvc sur armature lattes de bois ou carton + papier essuie-tout (sopalin) enduit de colle à tapisser, recouvert d'enduit pour crépi extérieur, peinture de
fond grise acrylique.
Rochers et escarpements importants : polystyrène expansé ( frigolite) en épaisseurs de 1à 5 cm , en plusieurs couches contre-collées et sculptées au couteau chauffé ( au rouge) sur deux ou trois
des faces du bloc obtenu. Le tout recouvert du même enduit ( un peu plus dilué) posé au gros pinceau plat.
Sitôt cet enduit bien sec, mise en couleur (peinture acrylique pour intérieur achetée par 5 kg) au pinceau et vaporisateur pour que le grain du rocher apparaisse bien. Touches de diverses couleurs
ajoutées en fonction des endroits : coulures de terre, mousses, nature de la roche.
Pour terminer: flocages tres légers, herbes, buissons , arbustes posés ponctuellement. Les touffes d'herbe posées une à une à la pince à épiler.
(3000 touffes d'herbe posées environ.)
Végétation :
Brindilles de diverses natures, parfois complétées par rameaux en fil de cuivre torsadé. Ramure réalisée par mousse de filtre de hotte de cuisine très étiré et mis en forme, pulvérisation de colle
et/ou laque, suivie de flocage très fin ou moyen(couleurs mélangées ou juxtaposées) suivant nature des arbres. Troncs naturels ou légérement retouchés pour obtenir une couleur conforme
au type d'arbres (bouleaux en particulier). 650 arbres et arbustes ( de 2 à 18 cm ) ont été réalisés de cette façon (temps moyen de fabrication : 3 à 5 minutes par sujet.
Les sapins et autres conifères provenaient tous du commerce ( Heiki) , retaillés et floqués fins. Le nombre de conifères à poser ( près de 400) interdisait toute fabrication personnelle car la
fabrication intégrale d'un sapin est bien plus longue que celle d'un feuillu. Avec mon procédé j'arrivais à fabriquer un sapin dans le même temps qu'un feuillu avec un résultat satisfaisant
(pour moi, compte tenu de la grandeur du réseau).
Voies :
Voie flexibles (90%) de Bémo , soudées entr'elles . Les joints de dilatation assurés par les coupures électriques . Tous les contacts d'alimentation soudés.
Brunies au pinceau, collées et soudées, comme déjà exposé. Ballastées par pose de "fonds d'aquarium" tamisés collées par colle blanche + détergeant, à la seringue (procédé connu) y compris dans les
intervalles des aiguillages. Les traverses de certaines voies de garage ont été retravaillées et déplacées pour donner un aspect plus négligé. Les butoirs fabriqués de toute pièce
suivant normes RhB.
Bâtiments :
A partir de kits du commerce, retravaillés et modifiés pour être conformes aux modèles existants dans les Grisons. J'avais l'intention de retoucher encore chaque bâtiment après que
l'installation aurait été complètement terminée, mais je n'ai pu faire ce travail que pour quelques-uns des bâtiments du réseau.
Décors de fonds :
Tous angles arrondis. Ciel des parois en bleu ( un peu trop soutenu et un peu trop uniforme) avec paysages peints ( 75%) ou photos ( lointains brumeux ou montagnes , au contraire, très
contrastées...).
Autant que possible, j'ai tenté de marier le décor proprement dit avec le décor de fond.
Alimentation:
Traction 12 V = classique assurée par 4 transfos Roco en parallèle, sélectionnés par commutateur rotatif. Le réseau était divisé en 4 zones principales, chacune commandée par une
résistance variable réglable au TCO en fonction des caractéristiques de la zone. Chaque zone était encore divisée en sections correspondant aux déclivités et:ou aux endroits où une
accélération ou un freinage pouvaient être nécessaires ( entrées et sorties de gare, p ex mais aussi arrêt ou démarrage progressifs aux signaux). Le réglage des vitesses dans chaque section
était obtenu par résistances variables commandées par relais et inverseurs.
L'alimentation des aiguillages, signaux, éclairage etc était assuré par des transfos séparés en 14 -16V ~ . Tous les aiguillages commandés par commande au TCO ( ou automatique par relais, dans
certains cas ) et moteur invisible caché sous le réseau ou dans le décor.
Tous contacts électriques soudés , ce qui a permis de ne connaître que de très rares pannes , causées par un arrachage accidentel de fils ou un relais défectueux par exemple.
A suivre...